Jamin Puech a choisi Premiere Classe pour faire son grand retour

Rencontre avec Liva Ramanandraibe, propriétaire, créateur et ambassadeur passionné.

Comment réveiller une marque endormie, dans un contexte challengeant, en combinant identité créative et enjeux commerciaux ? Pour Liva Ramanandraibe, qui vient tout juste d’acquérir la maison française, il s’agit avant tout d’avoir confiance en une identité qui, à notre époque, s’affiche presque comme un remède au conformisme, à l’ultra fast fashion et à des modèles parfois à bout de souffle. Désormais propriétaire de la marque, il en est aussi le nouveau designer, autodidacte, et un ambassadeur passionné d’une nouvelle aventure qu’il qualifie de poétique. Et c’est sur Premiere Classe qu’elle démarre, à l’endroit-même où Jamin Puech a fait ses premiers pas il y a maintenant 35 ans.

Qu’est-ce qui vous a convaincu d’acquérir Jamin Puech, et quels sont vos projets pour la marque ?

J’ai toujours eu du respect pour cette maison, que je considère comme un joyau du patrimoine créatif français. Elle a toujours cultivé sa singularité et vogué sur sa propre voie, avec une clientèle de niche et un positionnement que je qualifierais de poétique. Cette singularité est une réponse presque militante à l’ultra fast fashion, qu’on voit s’imposer en ce moment. Alors quand j’ai appris que la marque était sur le point de disparaitre, il était pour moi impossible de laisser faire.


Comment rester fidèle à l’identité créative de la marque, qui est très forte, tout en répondant aux enjeux commerciaux ?

C’est un vrai challenge, car l’héritage a un poids. Je partage l’attachement des clients pour les fondateurs de la marque, pour qui j’ai beaucoup de respect, mais je suis aussi là pour l’amener dans le futur. Il faut connaitre son produit et les attentes de sa clientèle, répondre aux enjeux du moment et rendre la marque compétitive dans son segment. Il s’agit de rendre Jamin Puech contemporaine, tout en maintenant son identité créative. 

 

Participer à Premiere Classe est donc une façon de vous réinscrire au cœur de la mode ? 

C’est sur le salon que la marque a démarré à l’époque de sa création. Je viens un peu comme un historien, pour vivre un symbole, un périple poétique qui retrace l’histoire de Jamin Puech tout en prenant du recul sur l’avenir. Nous sommes là pour nouer des partenariats, pour étudier les réactions et rendre l’expérience client la plus authentique possible. 


Venez-vous avec une stratégie précise en tête ?

Je viens avant tout pour envoyer un signal, dire que le joyau est toujours présent et que j’ai l’ambition d’en faire l’une des plus belles maisons françaises. Nous ne sommes pas une marque commerciale, nous sommes une véritable pépite dont il faut valoriser la singularité, sans faire de concession sur la qualité de la distribution. 


C’est aussi pour ça que nous sommes là. Premiere Classe a un visitorat international et extrêmement qualitatif qu’on ne retrouve pas ailleurs, en plus de cultiver un esprit familial et bienveillant, que je découvre et que j’apprécie beaucoup. Et tout ça au Jardin des Tuileries ! C’est juste fabuleux.

À propos de famille, si vous deviez collaborer avec une marque sur le salon, laquelle choisiriez-vous ?

Je dirais Domestique. Ils sont juste en face de mon stand, une jeune marque française dynamique qui partage nos valeurs, avec un univers complémentaire au nôtre. Et puis le monde mute a une telle vitesse, nous devons rester unis !

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