De New York à Paris : la marque Asato rejoint Premiere Classe

Rencontre avec le créateur Asato Kitamura, qui présente pour la première fois à Paris ses pièces à la croisée de la mode occidentale et d’une philosophie japonaise.

Convoquer la poésie pour guérir les blessures du passé. C’est la philosophie du créateur japonais Asato Kitamura, fondateur de la marque Asato. Depuis son atelier de Brooklyn, il puise dans son identité japonaise une approche du vêtement basée sur la forme et la fonction, aussi matérielle que spirituelle. Chez lui, on porte ses vêtements comme on porte ses traumas : en réfléchissant à leur rôle et à leur pouvoir de guérison. Un clin d’œil à sa grand-mère, fabricante de kimonos, et une façon d’engager une nouvelle conversation entre les modes européennes et japonaises. Conversation qu’il a choisie d’entamer sur Premiere Classe.



Présentez Asato en quelques mots.

La marque est fondée sur un concept : transformer la négativité en beauté. Presque tous nos vêtements reprennent des éléments du kimono, tels que les manches, ou l’absence de taille. Quand il n’y a pas de taille, il ne s’agit plus simplement d’une pièce, mais de la manière dont on se l’approprie. Ou comment transformer l’absence en possibilité. 


Pourquoi avoir choisi de rejoindre Premiere Classe cette saison ?

Quand nous avons présenté nos premières collections à New York, beaucoup de gens nous ont dit que notre esthétique correspondait mieux au marché européen. Les commandes que nous avons eues l’ont confirmé. La Fashion Week de Paris a un grand pouvoir d’attraction, y compris pour les boutiques new-yorkaises. Il fallait donc tenter notre chance à Paris !

Quelle est la valeur ajoutée de Paris, pour une marque comme la vôtre ?

Paris a des points communs avec le Japon. New York est influencée par le divertissement, alors que Paris a une approche plus sophistiquée à laquelle je m’identifie : ici je peux communiquer avec les gens à travers la mode. L’idée n’est pas de les convaincre de porter des vêtements traditionnels japonais, mais d’apporter ces 20 % d’essence japonaise qui leur offrira de nouvelles façons de regarder un vêtement.


Quel avantage voyez-vous à exposer sur un salon majoritairement dédié à l’accessoire ?

Cela a du sens, parce qu’on a tendance à porter le kimono comme une pièce de layering, avec la même démarche qu’on aurait pour un accessoire. Nous voulons également étendre notre gamme de bijoux, Premiere Classe est donc une très bonne opportunité d’en apprendre plus sur le point de vue des acheteurs.

Si vous deviez collaborer avec une autre marque du salon, laquelle choisiriez-vous ?

J’ai beaucoup aimé les bijoux en verre de Keane, une autre marque basée à New York. Je suis également très content de constater qu’il y a beaucoup d’autres marques japonaises sur Premiere Classe. Ce serait super de travailler ensemble.

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