Vingt ans de Premiere Classe avec Rosa Mosa

Rencontre avec la co-fondatrice de la marque viennoise, qui depuis vingt ans revendique une création artisanale à taille humaine, en accord avec les valeurs de Premiere Classe.

Aussi loin qu’ils s’en souviennent, Simone Springer et Yuji Mizobuchi ont toujours travaillé ensemble. Originaires respectivement de Salzbourg et de Kyoto, c’est durant leurs études de mode qu’ils ont posé les premières pierres de ce qui deviendra Rosa Mosa : une marque ancrée dans la plus pure tradition artisanale. 


Née de l’esprit d’une passionnée d’art et d’un adepte de la philosophie bouddhiste, elle cultive l’équilibre entre la forme et le fond, suivant un principe simple : ni trop, ni trop vite. Simone Springer et Yuji Mizobuchi n’ont jamais cédé aux sirènes des tendances, leur préférant des créations intimes qu’ils laissent évoluer à leur rythme.

De l’accessoire au prêt-à-porter

Partie de chaussures fabriquées à la main en Italie, la marque s’est peu à peu étendue à l’accessoire et se lance désormais dans le prêt-à-porter. De la texture d’un sabot en peau de mouton jusqu’au bouton en cuir fait main de la veste assortie, rien n’est laissé au hasard, ce sont la qualité et les détails qui comptent.

« Nous sommes basés à Vienne, où la mode se développe peu à peu, explique Simone Springer. On assiste à la naissance d’une jeune avant-garde, mais c’est à Paris que les créateurs viennois vont pour toucher le marché international. »

Elle se souvient de sa première édition de Premiere Classe, il y a plus de 20 ans : 


« À l’époque, il y avait un processus de candidatures en physique. J’ai pris un train de nuit depuis Vienne pour présenter quelques prototypes aux organisateurs, et je suis rentrée le soir même. Quel challenge ! »

Le sens de la communauté

20 ans plus tard, elle se dit toujours aussi surprise par la diversité de créateurs qui exposent sur le salon. « L’équipe de Premiere Classe fait un travail de sourcing formidable. Chaque saison sa sélection s’étoffe et se réinvente, et attire de nouveaux acheteurs. »

Pour cette nouvelle session, Simone Springer et Yuji Mizobuchi se concentrent sur la Corée, la Chine et les États-Unis. « Bien sûr, les derniers mois ont été plus difficiles. Mais nous avons de très bonnes relations avec nos clients, que Premiere Classe nous permet de maintenir et d’étoffer. C’est l’avantage d’être ici : même durant les périodes compliquées, on est au centre de tout, prêts à se serrer les coudes et à inventer, ensemble, de nouvelles façons d’échanger et de faire du commerce. »

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