Les bijoux de soie d’An-née, un succès Premiere Classe

Rencontre avec Alexia Nokovitch, fondatrice de la marque, qui célèbrait ses dix ans lors de la dernière édition de Premiere Classe.

« Il y a une place pour tout le monde dans la mode. Mais c’est vrai qu’à Premiere Classe, les acheteurs ont du gout, et un certain respect pour le rythme de travail des jeunes créateurs. » Alexia Nokovitch en sait quelque chose : elle expose sur le salon depuis les débuts d’An-née, la marque qu’elle a lancée en 2016. Passionnée d’illustration, elle a démarré avec des carrés de soie, dans l’idée de rendre ce produit plus accessible à une jeune clientèle. Une décennie plus tard, elle en a fait de véritables bijoux, qu’on s’arrache de la France au Japon. Nous l’avons rencontrée pour faire le point sur cette aventure.

Pourquoi avoir choisi de travailler le carré de soie ?

Quand on est passionné de dessin, le carré est un support idéal pour s’exprimer. Quand j’ai lancé An-née, je voulais désacraliser la soie avec des pièces graphiques qui parlent aux jeunes générations, et qu’on pourrait porter tous les jours sans avoir peur de les froisser.


Où trouvez-vous l’inspiration ?

Je suis touchée par la poésie d’artistes pluridisciplinaires, comme Jean Cocteau, dont le trait raconte à la fois le dessin, le cinéma et la littérature, ou Jean-Charles de Castelbajac, chez qui j’ai été formée. La création m’intéresse quand la narration dépasse le support. 

C’est comme ça que vos carrés sont devenus des bijoux ?

Oui, presque par accident ! J’ai commencé par de petits rubans de soie à nouer autour du poignet, comme un geste spontané. Ils ont eu un tel succès que j’ai voulu les perfectionner en ajoutant une matrice en métal, pour les rendre plus chics. C’est là que la marque a pris un tournant : nous réalisons désormais 80 % de notre chiffre d’affaires avec des bijoux en métal et en soie tissée.


Comment Premiere Classe a-t-il contribué à votre succès ?

Le salon nous a ouvert les portes de l’international, et continue de nous garantir cette présence. On a commencé avec Who’s Next, qui nous a permis de présenter la marque aux acheteurs européens, Premiere Classe s’est ensuite imposé comme une évidence, pour son positionnement haut de gamme. On continue d’être présentes sur les deux salons, qui sont très complémentaires. 


Quels conseils donneriez-vous à une jeune marque qui se lance sur le salon ?

Le même qu’on m’a donné à l’époque : de persévérer. La première saison, on vous voit. La deuxième, on se souvient de votre marque. La troisième, on l’achète ! Premiere Classe est un écrin très pointu, au cœur de Paris, pendant la Fashion Week. C’est une chance de pouvoir présenter nos pièces ici !

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