WSN Academy x By Katie Nat : 3 choses à savoir avant d’ouvrir une seconde boutique

L’entrepreneuse toulousaine raconte son parcours, ses doutes, ses risques, et défend une vision collective du commerce.

C’est une véritable success story, qui démarre avec un salon de coiffure haut de gamme et quelques accessoires, et se poursuit à la tête de trois concept stores devenus des institutions toulousaines. Invitée de la WSN Academy, Katie Nat a livré au public son expérience, ses conseils et les écueils à éviter pour ouvrir une seconde boutique avec succès. 

Ne pas se concurrencer soi-même


« Trois ans après avoir ouvert ma première boutique, j’ai eu l’opportunité de prendre un second local, dans le même bâtiment. Le plus dur a été de me diversifier, et donc d’assumer deux identités différentes. Elles devaient être complémentaires, sans se superposer, il a donc fallu penser les espaces comme des entités à part entière et, forcément, sortir de ma zone de confort. L’avantage, c’est qu’aujourd’hui les minimums de commande sont plus souples qu’avant, on a la possibilité de diversifier ses produits sans mettre sa trésorerie en danger. »


Prendre des risques, tester, fidéliser


« Ce qui m’a aidé, c’est le lien avec ma clientèle et sa fidélité. J’ai pris un risque immense en misant sur la seconde boutique pour vendre ma plus grosse marque de sacs, que j’avais d’ailleurs trouvé sur Who’s Next. Les habituées de mon salon de coiffure m’ont fait confiance et ont suivi le mouvement. Pour les récompenser, je leur ai apporté une offre exclusive : Dedicate, une marque de t-shirts et de chemises développée par mes soins. Leur offrir ce supplément de personnalité a aussi permis de les fidéliser. Deux boutiques, c’est certes plus de complexité financière, mais aussi plus de possibilités de tester des produits, de comprendre sa clientèle et d’affiner son offre. »

Bien s’entourer 


« J’ai ouvert une troisième boutique, juste avant la crise du Covid, une offre plus haut de gamme avec des prix un peu plus élevés. Quand l’activité a repris j’ai monté La Bonne Idée Toulouse, une association de commerçants qui réunit un musée, des artisans, un coiffeur, un boulanger et Nash, une marque de bijoux en porcelaine. On se voit désormais comme des alliés plutôt que comme des concurrents : on organise des soirées qui réunissent toutes nos clientèles, chacun étend son réseau, Nash fabrique des fèves pour les galettes de la boulangerie… 


On arrive à faire de belles choses lorsqu’on tisse un réseau humain. Et c’est aussi ce que m’apporte Who’s Next ! Le salon m’a invité, pendant la Fashion Week, à un voyage pour rencontrer d’autres boutiques et d’autres fabricants. Ça nous permet de créer du lien et des façons inédites de travailler, en partageant, par exemple, les commandes qu’on passe aux usines. On crée de vraies amitiés professionnelles qui sont plus que nécessaires en ces temps difficiles. »