Pablo Sinan Design, la rencontre de deux cultures
Pour la première édition de Shoppe Object Paris, le designer Pablo Sinan Akgül présente des pièces qui fusionnent ses racines hispano-turques avec un design intelligent, fonctionnel et curieux.
Venu sur Shoppe Object Paris pour présenter sa jeune marque, le designer de mobilier et d’objets propose un travail inspiré par ses racines et guidé par une vision simple et humaine du design. Le salon offre un cadre international propice aux échanges entre design, mode et art de vivre, et permet à des créateurs comme Pablo Sinan Akgül de rencontrer une communauté de curateurs et de professionnels. Rencontre sur le stand de la marque.
Présentez-nous Pablo Sinan Design et la vision créative derrière la marque
J’ai grandi entre Madrid et Istanbul, deux mondes parfois proches, parfois très différents, qui se reflètent dans mon travail. En Turquie, mon grand-père était sculpteur et mon père designer d’intérieur, donc devenir designer s’est fait assez naturellement pour moi. La marque est née il y a deux ans, avec une approche assez simple : j’ai dit oui à presque tout et les choses se sont construites progressivement.
Aujourd’hui, je crée principalement du mobilier, comme des étagères ou des chaises, même si je développe aussi des lampes, un domaine que j’aime particulièrement. Dans mon travail, la matière et la forme sont centrales. Je m’inspire des couleurs et surtout de la manière dont un matériau peut orienter un projet et en influencer la forme finale.
Comment avez-vous découvert Shoppe Object Paris, et que représente cette plateforme pour vous ?
J’ai découvert Shoppe Object Paris l’année dernière, pendant la semaine du design, alors que je présentais mes nouvelles lampes à la Galerie Joseph. Quelques semaines plus tard, un membre de l’équipe m’a contacté et les échanges se sont faits très naturellement. Ce que j’apprécie dans cet événement, c’est le lien entre Paris et New York, cette dimension internationale ouverte où les échanges deviennent rencontres. Sur place, j’ai notamment rencontré l’artiste à l’origine des affiches, ainsi que des membres de la communauté new-yorkaise venus à Paris.
Pour moi, le design ne vit jamais seul : il dialogue avec la mode, les accessoires et l’artisanat. Les plateformes comme Shoppe Object Paris rendent ces rencontres possibles.
Dans quels espaces aimeriez-vous voir vos pièces prendre vie ?
Les espaces publics m’attirent particulièrement, comme les musées, les galeries, mais aussi les restaurants et les cafés. Ce sont des lieux où les objets font partie du quotidien, où l’on peut les découvrir naturellement et les utiliser facilement. Bien sûr, mes pièces sont aussi pensées pour la maison, mais plus elles circulent et rencontrent des publics différents, plus leur diffusion prend du sens pour moi. J’aimerais qu’elles puissent être vues et partagées par le plus grand nombre de personnes.
Y a-t-il un moment qui vous a particulièrement marqué lors du salon ?
Pendant la semaine du design, j’ai travaillé avec un ami, Olivier Requier, et j’ai aussi rencontré deux autres designers très talentueux. Les échanges se sont faits très naturellement, autour du design et de nos univers respectifs. Lorsque l’occasion de participer à Shoppe Object Paris s’est présentée, je leur ai proposé de me rejoindre sur mon stand pour imaginer un espace commun. Chacun a participé à sa construction et à son identité. Les pièces dialoguaient très bien ensemble, des bougies de Minkyu Park aux cendriers de Léon Bergström, en passant par les étagères d’Olivier Requier. Partager cet espace et créer ensemble, avec des amis et d’autres créateurs, a été un moment très marquant pour moi.